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mardi 3 avril 2012

Joyeuses Paques





En France et dans les autres pays européens
les cloches ne sonnent
pas du Vendredi Saint au Dimanche de Pâques. 
Une légende dit que les cloches se rendent à Rome

où elles se chargentd’oeufs de Pâques qu’elles
répandent à leur retour dans les jardins.
Les enfants n’ont alors plus qu’à les chercher.
Depuis la nuit des temps,

une mystérieuse chasse aux trésors s'organise
au petit matin de Pâques :
les enfants et les adultes gourmands se ruent
dans les jardins, à la recherche des oeufs,
cloches, cocottes, lièvres
et autres gourmandises en chocolat.
Le jour de Pâques, au XIIIème siècle, à Paris,

les clercs des églises, les étudiants de l’Université
ainsi que les jeunes gens des différents
quartiers s’assemblaient sur les places publiques
et formaient un long cortège en tête duquel
on retrouvait bannières, tambours et trompettes.
Ils se rendaient en choeur sur le parvis de l’église

cathédrale, où ils chantaient une partie de
 l’office appelée "Laudes"
puis ils s’éparpillaient dans les rues où ils faisaient
la quête des oeufs de Pâques.
La tradition allemande veut, pour les enfants,

que ce soit un lapin blanc invisible qui les cache.
Aux États-Unis et en Alsace,

c'est un lièvre ; en Thuringe, une cigogne ;
en Westphalie, un renard ; en Suisse, un coucou.
Si les adultes préfèrent les oeufs en chocolat noir,

 légèrement amer, la plupart des enfants apprécient,
au retour des cloches, des oeufs ou autres bonbons
 en chocolat au lait, doux et sucrés.
La création de ces gourmandises au chocolat passe

par la technique du moulage,
qui existe depuis le milieu du siècle dernier.
Un oeuf précieux, un lapin rieur

ou une cocotte fièrement enrubannée cachent
en leur ventre mille et une douceurs en chocolat...
 quelque soit les formes ou les goûts,
un week-end pascal placé
sous le signe de la gourmandise s'annonce !
La tradition d’offrir des oeufs décorés,

teints ou travaillés est bien antérieure au christianisme.
L’oeuf est sans doute le plus vieux

et le plus universel symbôle de vie
et de renaissance notamment et de multiples rituels
lui ont été associés depuis la nuit des temps.
Ainsi, les égyptiens et les perses avaient pour habitude

de teindre des oeufs aux couleurs du printemps
et de les offrir à leurs proches pour symboliser
le renouveau de la vie.
En Ukraine, l’acte de décorer les oeufs

(appelés alors pysanky)
était rituellement associé à la venue du printemps
dès la préhistoire.
Dans l’antiquité gauloise, les druides attribuaient

des qualités merveilleuses à l’oeuf de serpent
(pierre en forme d’oeuf),
 qu’ils croyaient formée de bave que jetaient
les serpents lorsqu’ils étaient entrelacés.
Quand ils en avaient trouvé un,

ils s’en saisissaient et s’enfuyaient au galop.
Ils pensaient que les serpents ne cessaient de suivre
le cavalier que lorsque une rivière les séparait.
La tradition voulait que l’on s’envoit des oeufs teints

 en rouge ou en bleu et bariolés de diverses couleurs
 entre parents, amis et voisins.
Enfants et domestiques recevaient également
des présents.
Ces oeufs de serpent ne seraient en fait rien d’autre

que des oursins fossiles qui abondaient
dans certains coins.
Dans le courant des deux derniers siècles,

on portait, à l’issue de la messe de Pâques,
des corbeilles d’oeufs dorés dans le cabinet du roi,
 qui les distribuait à l’assistance.
 On dit que Louis XIV fit parvenir à Melle de Lavallière
 un oeuf de Pâques contenant un morceau
de la vraie croix.
Quant-à Louis XV, il distribuait à ses courtisans
des oeufs gravés ou peints.
Watteau, Bouchet, Lancret

en décorèrent qui devinrent de véritables oeuvres d’art.
Sous l’empire,

on offrait aux élégantes des oeufs
en sucre candi ornés de fanfreluches
et garnis de friandises.
Et Mallarmé écrivait des vers sur ceux qu’il offrait.
Le pyssanka
C'est en Europe de l'Est que la tradition

des oeufs de Pâques est la plus vive.
On la pense bien antérieure à la fête chrétienne.
Décorés ou peints,

ces oeufs s'offrent le jour de Pâques.
En Ukraine comme en Pologne,

l'oeuf de Pâques s'appelle le Pyssanka,
l'oeuf écrit, car coloré ou peint est en effet chargé
de symboles : étoiles, soleils, svastika,
 cercles qui font partie d'un répertoire
au même titre que la croix, le triangle,
la ligne brisée ou l'ondulation,
motifs figuratifs, animaux et végétaux,
rarement la figure humaine.
La coutume d'offrir des œufs au début du printemps

 remonte à l'Antiquité.
Dans de très nombreuses cultures,
les œufs sont symbole de fécondité et de renouveau.
 Des siècles plus tard,
cette tradition est toujours célébrée.
Il y a environ 5.000 ans,

les Perses offraient déjà des œufs ... de poule
comme cadeaux porte-bonheur
pour fêter le printemps !
Les Romains, qui eux aussi leur prêtaient
d'heureux effets, en cassaient le jour du printemps
 pour purifier l'atmosphère.
C'est réellement à partir du XIIIe siècle

que les premiers œufs peints firent leur apparition
 en Europe.
A l'origine coloriés en rouge et décorés de devises
 ou de dessins, les œufs de poule s'échangeaient
 à l'occasion de la fin du Carême,
symbolisant ainsi la fin des privations de l'hiver.
A partir de la Renaissance,

les œufs de poule furent remplacés
par des œufs en or dans les cours de
souverains européens.
Décorés de métaux précieux, de pierreries
et même de peintures de célèbres artistes,
ces objets connurent leur apogée avec
les célèbres œufs de Fabergé à la cour de Russie,
à la fin du XIXe siècle.
Aujourd'hui, les œufs de Pâques sont en chocolat.
Beaucoup plus gros et délicieux,

ils ravissent petits et grands.
Cette tradition, présente dans de nombreux pays,

 est relativement récente.
Les moulages en chocolat ont fait leur apparition

 durant la première moitié du XIXe siècle,
grâce aux progrès d'affinage de la pâte de chocolat
 et à la mise au point des premiers
moules en fer étamé et argenté.

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